3e Dimanche de Carême C
Dimanche 23 mars 2025
Ex 3, 1…15 / Ps 102 (103) / 1Co 1-6.10-12 / Lc 13, 1-9
Partages d’Évangile des missionnaires
Le temps de carême poursuit son chemin. Après les deux premiers dimanches, de la tentation et de la transfiguration, l’année liturgique C nous propose de méditer sur l’urgence de revenir au Seigneur par le chemin de la conversion. Voilà une invitation importante dans un monde où le changement s’impose ! Voici un temps favorable pour se regarder et se transformer. Donc, notre méditation pour ce dimanche nous conduit à changer de regard sur Dieu, sur les autres et sur nous-mêmes.
Le refrain du psaume nous rappelle deux attributs de Dieu qui découlent de son cœur d’amour : " Le Seigneur est tendresse et pitié". Loin de la conception d’un Dieu puissant qui écrase, la puissance de Dieu se manifeste dans son amour. Voilà pourquoi il est sensible à nos besoins et à nos cris.
Accroupi dans l’esclavage en Égypte, malmené par les durs travaux et exterminés en grand nombre, le peuple Israël était un peuple perdu. Mais le Seigneur, fidèle à ses promesses, ne l’a pas abandonné. Les cris de son peuple sont parvenus jusqu’à ses oreilles, il s’est laissé toucher par ses souffrances. Ainsi, il a envoyé Moïse auprès d’Israël pour le délivrer et le faire entrer dans le pays qu’il avait promis à ses ancêtres. L’épisode du buisson ardent révèle un Dieu qui veut faire route avec nous en dépit de notre infidélité récurrente.
Dans l’évangile, Jésus a attiré l’attention de ses contemporains sur leur propre vie plutôt que de juger les autres. Il est facile de jeter son regard sur l’autre et de deviner les causes ou les raisons de ses choix ou de ce qu’il subit. Ces personnes qui sont frappées par des évènements tragiques et douloureux sont-elles mauvaises pour cela ? Ou ont-elles commis des péchés plus grands ? NON ! Regardons Jésus ! Face aux incidents malheureux décrits par Luc dans l’évangile, il n’a pas jugé. Ainsi, au lieu d’accabler les autres, il nous invite à nous regarder nous-mêmes : "Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux". S’il ne nous arrive pas malheur, si nous réussissons telle chose, ce n’est pas parce que nous sommes meilleurs que les autres, ni même bons, mais parce que Dieu est patient avec nous et veut nous voir porter du fruit.
Donc, cherchons à entrer dans le plan de Dieu. Nous avons tous besoin de conversion. La parabole du vigneron nous montre que Dieu est patient et nous laisse le temps de porter du fruit, mais ne soyons pas orgueilleux, n’abusons pas de la tendresse du Seigneur. Chacun peut trouver en soi quelque chose qui mérite d’être changé ou qui mérite d’être amélioré. Le fait d’aller à l’église, d’appartenir à une assemblée de foi, d’être en santé, de jouir d’une situation économique satisfaisante, d’avoir des connaissances ou du pouvoir, toutes ces choses ne nous rendent pas meilleurs que qui que ce soit. Ce qui nous rend meilleur, c’est l’effort que nous faisons chaque jour pour nous dépasser, pour marcher dans le droit chemin, pour revenir au Seigneur et faire sa volonté dans l’amour.
Que le Seigneur nous aide dans nos efforts de conversion.
Qu’il nous montre le chemin comme il l’a fait pour le peuple d’Israël. Qu’il nous donne d’avoir un cœur tendre comme lui pour avancer libre et confiant dans son amour.
Ekenley JEAN-NOËL (Tito)