Missions - BASILIQUE SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

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1 Destinataires de ses missions :

Même si la mission doit embrasser toute l’humanité, elle doit avoir cependant un regard de prédilection pour les plus pauvres selon les mots d’Isaïe, repris par Jésus : «Le Seigneur m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres».
Le choix du Père de Montfort est tout à fait identique. Il a adopté cette parole de Jésus dans sa vie missionnaire.
Il a voulu que ses diciples marchent également sur la même route (cfr. RM 2).

Objectif de ses missions :

Montfort a écrit dans les RM 56 : «renouveler l’esprit du christianisme dans les chrétiens» par l’intermédiaire de la mission au peuple. Pour le renouveler, il faut aller à la racine : faire renouveler les promesses du baptême.
Donc, le Père de Montfort était fidèle à la consigne reçue du Pape Clément XI : ranimer l'esprit chrétien par le renouvellement solennel des vœux du baptême.
Ansi lui parlait le Pape Clément XI à l’occasion de son audience (6 juin1706) :
« Vous avez, Monsieur, un assez grand champ en France, pour exercer votre zèle ; n'allez point ailleurs, et travaillez toujours avec une parfaite soumission aux évêques dans les diocèses desquels vous serez appelé : Dieu, par ce moyen, en donnera bénédiction à vos travaux. Dans vos différentes missions, enseignez avec force la doctrine au peuple et aux enfants, faites renouveler solennellement les promesses du baptême » (Grandet, p. 64-65).

Comme encouragement, et aussi pour lui donner plus d'autorité, le Pape Clément XI a confié à M. de Montfort le titre de «Missionnaire Apostolique».
2. Style de vie missionnaire : «à l’apostolique»

On peut dire que son style de vie était ce qu’il avait tracé lui-même pour ses disciples dans ses écrits. Comme le Père de Montfort, eux aussi, sont «appelés de Dieu à faire des missions sur les traces des pauvres apôtres» (RM 2). Le Père de Montfort a voulu imiter les apôtres de près (PE 22) et suivre leur exemple (RM 50). «Sur leurs traces» (RM 2),
√ il veut qu’on aille «deux par deux» (RM 52),
√ «à pied» (RM 43),
√ «à la providence» (RM 50),
√ «préférant les pauvres aux riches» (RM 7).
√ Il prend la route, toujours prêt «à courir et à tout souffrir... comme les apôtres» (PE 10),
√ envoyé comme eux «sicut agnos inter lupos» (RM 65),
√ pour combattre le monde, «non en fuyant comme les religieux et les religieuses, de peur d’être vaincus ; mais comme de vaillants et braves guerriers sur le champ de bataille, sans lâcher le pied et sans tourner le dos» (LAC 2).
√ Il faut qu’on refuse l’installation, car «la devise des vrais missionnaires, comme saint Paul, est de pouvoir dire en vérité comme lui : “Instabiles sumus”» (RM 2).
 
En un mot, ils seront libres, «liberos» (PE 6-12).
3. MONTFORT sur la route

La «route» est donc devenue sa vie, et celle qu’il désire pour ses disciples. Quelle joie alors de vivre de cette liberté de la route, comme il le chante avec enthousiasme :
«Je cours parmi le monde,
Comme un enfant perdu,
Ne voulant, quoiqu’on gronde,
Ni bien ni revenu.
En n’ayant rien,
Je possède tout bien» (C 91,1; cf. C 22,22).

Être sur la «route» est le sens de l’expression «sortir de Jérusalem» que le Père de Montfort a utilisée dans son entretien avec son ami, Blain, qui l’interroge sur son style de vie. Le Père de Montfort affirme :
« … si on mettait la sagesse à ne rien faire de nouveau pour Dieu, à ne rien entreprendre pour sa gloire, de peur de faire, de parler, les Apôtres eussent eu tort de sortir de Jérusalem ; ils auraient dû se renfermer dans le Cénacle ; saint Paul n'aurait pas dû faire tant de voyages, ni saint Pierre tenter d'arborer la croix sur le Capitole et de soumettre à Jésus-Christ la ville reine du monde ; qu'avec cette sagesse, la Synagogue n'eût point remué et n'eût point suscité de persécutions au petit troupeau du Sauveur, mais qu'aussi ce petit troupeau n'eût point crû en nombre et que le monde serait encore aujourd'hui ce qu'il était alors, idolâtre, perverti, corrompu en ses mœurs et en ses maximes, au souverain degré ».

Le Père de Montfort marchait sur la route pour parvenir à ce but : aller vers les âmes, vers ses frères et sœurs, vers les pauvres, pour sauver son pauvre prochain (cf. C 22,1).
Il chante dans ses Cantiques :
«Je suis chasseur des âmes
Pour mon Sauveur Jésus...» (C 91,2).

« C'en est fait, je cours par le monde,
J'ai pris une humeur vagabonde
Pour sauver mon pauvre prochain.
Quoi ! je verrais l'âme de mon cher frère
Périr partout par le péché
Sans que mon coeur en fût touché ?
Non, non, Seigneur (bis), elle est trop chère » (C 22, 1).

«Ô mon Dieu, pour votre Évangile,
Je veux souffrir de ville en ville,
Mille affronts, mille et mille maux.
Si par ma vie et le sang de mes veines
Je ne détruis qu’un seul péché,
Si je ne fais qu’un cœur touché,
Vous payez trop toutes mes peines» (C 22, 13).
4. Les rencontres de MONTFORT

Sur la route de sa vie missionnaire, le Père de Montfort rencontrait des personnes et les entrainait à la perfection chrétienne. On peut mentionner par exemple :
Les religieuses qu’il a conseillées : Bienheureuse Jeanne de la Noue à Saumur, Mlle de Vieuville (Bénédictine du Saint-Sacrement à Paris), et de nombreuses communautés.
Les laïques qu’il a sanctifiés:
à Poitiers : Mr. Le Normand (Procureur du Roy), Jacques Goudeau, Mme de Bouillé (Marquise).
à Nantes : Mme et Mr. Arot (Avocat au parlement de Bretagne), Elisabeth et Marie Dauvaise, Mlle Chappelain.
à Dinan : Claude-Toussaint Marot et Mme. Marie de la Motte-Picquet (Comte et Comtesse de la Garaye).
à Montfort : Guillemette Rouxel.
à Rennes : Mme et M. d’Orville (Subdélégué à l’intendance de Bretagne).
à Niort : Mme et M. Thébault d’Orion.
à La Rochelle : Mme de Mailly (Protestante convertie par lui, morte en odeur de sainteté).
à Angers : M. Racappé (Marquis de Magnanne, mort en odeur de sainteté).

Sur sa route missionnaire il recrutait aussi des personnes aux vocations particulières :
Les prêtres séculiers :
Alexis Trichet, mort en odeur de sainteté,     Abbé Brunet, mort en odeur de sainteté,
Abbé Poignard (Prieur de Doix),     Fois Gusteau (Chanoine de Noyon),
Gabriel Grignion, chapelain.

Les religieux prêtres :
René Mulot, mort en odeur de sainteté,     Adrien Vatel,     Jacques le Vallois,
R.P. Thomas,     R.P. Hedan,     Joseph Grignion, dominicain.

Les religieux frères :
Mathurin Rangeard, tonsuré,     Fr. Gabriel,     Fr. Jacques,     Fr. Nicolas,
Fr. Jean,     Fr. Pierre,     Fr. Philippe,     Fr. Louis.
Les religieuses :
Bienheureuse Marie-Louise Trichet, morte en odeur de sainteté,     Catherine Brunet,
Marie Régnier,     Michelle Dansereau,     Guyonne Grignion, bénédictine,
Sylvie Grignion, fontevriste,     Bénigne Pagé, clarisse.
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A l'aide de documents du Frère Michel LE GALL,
voici le déroulement d'une mission de Montfort,
puis les récits de plusieurs missions.
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