La coulée de la nouvelle cloche - BASILIQUE SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

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La coulée de la nouvelle cloche

La Basilique
La coulée de la nouvelle cloche
Villedieu-Les-Poêles 18 novembre 2016
 
Pour faire la coulée d’une cloche, il faut, avant, réaliser le moule. Celui-ci se fait en 4 étapes.
 
Le noyau : on construit une maçonnerie de briques réfractaires recouverte d’un mélange d’argile, de crottin de cheval et de fibres (autrefois on utilisait des poils de chèvre). Un gabarit intérieur permet de donner la forme intérieure de la cloche. Le mélange est recouvert d’une couche isolante.
 
La fausse cloche : On recouvre le noyau avec de l’argile, en utilisant le gabarit extérieur ; cet argile est recouvert de cire pour lisser parfaitement, et on y colle les décors, en cire eux aussi.
 
La chape : avec des pinceaux fins on dépose le même mélange que celui du noyau, afin de bien prendre en compte les détails ; puis peu à peu on épaissit la chape. Pendant toute la fabrication du moule, on entretient un feu de bois à l’intérieur du moule, afin de faire sécher l’argile. Lorsque la chape est terminée, on force le feu de bois qui fait fondre la cire, ainsi la chape portera en creux tous les décors. On soulève la chape et l’on casse la fausse cloche, puis on repose la chape sur le noyau. Dans le vide entre les deux ont viendra couler le métal.
 
La couronne : on réalise un modèle en cire qui est recouvert d’argile et chauffé à 200° ; La cire fondue laisse une empreinte en creux qui sera déposée sur le moule.
La coulée : elle est réalisée par les fondeurs de l’entreprise « Cornille Havard », à Villedieu-Les-Poêles. Le moule est déposée dans une fosse, la tête en bas, ce qui permet une meilleure qualité de la cloche. Le bronze utilisé se compose d’un alliage de 78% de cuivre et de 22% d’étain ; il est fondu dans un four à réverbère à double voûte, chauffé à 1 200°. La particularité de ce four permet aux flammes de passer au-dessus du métal pour le faire fondre, sans le toucher ; aussi on voit apparaître au-dessus de la cheminée de 22 mètres, non seulement une fumée noire, mais aussi des flammes, issues de la combustion du bois et du charbon.
Au sommet de la fosse, un canal en briques réfractaires permet de diriger le métal en fusion dans le moule. Lors de la coulée, les gaz qui s’échappent sont aussitôt brûler pour éviter tout risque d’explosion. La coulée est rapide, le métal en fusion s’écoulant facilement, par gravité.
La coulée terminée, il faut laisser refroidir le métal, plus ou moins longtemps en fonction de la cloche.

Viendront ensuite le décochage (il faut casser le moule), le polissage, la ciselure et l’accordage.
Le 18 novembre, deux cloches ont été coulées : une pour l'église de Grand'Landes, l'autre pour la basilique de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Voir les photos.
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