Guérisons - BASILIQUE SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

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Guérisons

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Pour la canonisation de Louis-Marie de Montfort
Guérison miraculeuse de Marie-Jeanne Lesage (Sœur Marie-Thérése de la Visitation).
Guérison miraculeuse d’Anne Cottom (Sœur Gérard du Calvaire), anglaise.
Guérison miraculeuse de Marie-Jeanne Lesage
(Sœur Marie-Thérése de la Visitation)
 
le 24 juin 1934
 
Né le 2 juillet 1910, près d’Armentières (Nord), dans une famille de 11 enfants, dont 6 moururent prématurément et 2 furent sourds-muets.
A l’âge de 10 ans, Marie-Jeanne a plusieurs érésipèles aphteux ; à 13 ans, elle reçut des piqûres antituberculeuses. Elle souffrit longtemps d’inflammations de la bouche qui l’empêchaient de se nourrir convenablement.

Admise à la Profession religieuse début 1933, sous le nom de Sœur Marie-Thérèse de la Visitation. Affectée à l’hôpital de Châtillon sur Sèvre, pour le soin des malades.
Le 14 juin 1934, elle doit s’aliter définitivement (migraines, vomissements, nausées…). Le docteur Couturier diagnostique une méningite tuberculeuse. Transportée à la Maison Mère à Saint-Laurent-sur-Sèvre le 15 juin, les docteurs Jouitteau et Roy confirment le diagnostic.
Du 16 au 27 juin, les symptômes devinrent plus accusés : strabisme, raideur de la nuque, trismus, jambes repliées en chien de fusil… Le 1er juillet 1934, le Certificat du docteur Roy affirme : « méningite tuberculeuse avec pronostic fatal d’ici quelques jours ».
Le 15 juin, les derniers sacrements furent administrés à Sœur Marie-Thérèse, ainsi que « quelques gouttes d’eau de la fontaine de l’ermitage de Mervent, dans laquelle baignait une relique du cercueil du Bienheureux Père de Montfort » ; on lui appliqua aussi un ossement-relique du Bienheureux. Les communautés des Filles de la Sagesse de Saint-Laurent et de Haubourdin commencèrent une neuvaine au Bienheureux Louis-Marie.
 
Le 23 juin, la neuvaine se termina sans aucune amélioration.
 
Le 24 juin, les douleurs augmentèrent et l’on décida une deuxième neuvaine avec pèlerinage quotidien au tombeau de Louis-Marie par 8 Sœurs de la Sagesse et la mère de la malade qui déclara qu’elle ne quitterait pas Saint-Laurent avant d’avoir obtenu la guérison de sa fille.
 
Le même jour, au retour du premier pèlerinage, les Sœurs revêtirent la malade d’une flanelle et d’une chemise qui venaient de reposer sur le tombeau du Bienheureux. Vers 17 h 30, on l’entendit parler en articulant les mots d’une voix forte et vive ; le soir, elle put boire ; après de violentes douleurs au début de la nuit, elle dit : « Je me sens mieux, je sens que le Père de Montfort va me guérir ». Elle dormit ensuite jusqu’au matin ; à son réveil, elle avait les yeux bien ouverts, elle put communier et déjeuna avec plaisir. A 7 h 15, le mal des jambes disparut, et le mal de tête dans la matinée ; à 13 heures, elle voulut se lever, malgré l’interdiction du médecin.
 
La nuit du 25 au 26 fut bonne et reposante. Le matin du 26, elle s’assit facilement sur son lit. Autorisée à se lever, elle fit le tour de sa chambre. Le docteur Jouitteau constate la disparition du strabisme et des troubles pupillaires, la normalité de tous les réflexes. Interrogé au sujet de l’alimentation, il répond : « comme docteur, je ne puis permettre à la Sœur de manger ; mais faites comme vous voudrez ! ».

Le 26 juin 1934, le docteur Jouitteau appelle ses confrères de Châtillon, les docteurs Couturier et Mazilier. Tous les trois signèrent une note attestant que les symptômes observés depuis le 12 juin 1934 avaient bien disparu à ce jour.
 
Sœur  Marie-Thérèse n’a pas eu de convalescence. Aussitôt après sa guérison, elle se levait à 5 heures, elle allait à la messe. Le 27 juin, elle fit le pèlerinage au Tombeau pour s’unir à la neuvaine qui se continuait en action de grâce, reprenait la vie commune le 28 juin, puis retournait à Châtillon pour reprendre ses fonctions d’infirmière.
(D’après le Postulateur, Jean-Marie Le Bail – Rome le 02/07/1935.°
 
Elle est décédée en octobre 2005.
Guérison miraculeuse d’Anne Cottom (Sœur Gérard du Calvaire), anglaise,
le 8 avril 1927.

Née le 2 janvier 1899, dans le Lancashire, de parents anglicans. Se convertit au catholicisme à l’âge de 18 ans.
Plusieurs membres de sa famille avaient été atteints de la tuberculose : sa sœur May, morte à 15 ans ; son demi-frère Gérard, mort à 6 ans ; sa tante Hetty Cottom, morte à 29 ans, une autre tante Margaret Cottom morte à 17 ans. Un frère, John, a subi 3 opérations à la jambe pour inflammation tuberculeuse de la moelle osseuse, à l’âge de 29 ans. Une demi-sœur, Mary, à 17 ans, a eu plusieurs glandes tuberculeuses au cou, qui ont suppuré pendant 3 ans.
Entrée au Noviciat de la Sagesse à Liverpool en 1922.
Dès le début de son noviciat, Anne éprouve des douleurs abdominales, elle commence à tousser en septembre 1924. Elle fut opérée le 5 février 1925, à Romsey ; il fut constaté une « pyosalpingite tuberculeuse avec péritonite pelvienne ».
Après l’opération, l’abdomen resta enflé et la malade très affaiblie. Le chirurgien dit : « elle n’est pas sauvée absolument : elle a tout au plus deux ans à attendre, mettons trois, car le mal va s’étendre nécessairement ».
Elle quitte l’hôpital le 3 mars 1925. Cependant, elle reste fatiguée, sans appétit, souffre de douleurs abdominales par moments aiguës.
A partir de décembre 1926, elle tombe souvent en syncope. La péritonite tuberculeuse est alors généralisée ; le majeur de la main droite commence à supputer et à dépérir. Les remèdes parvinrent à fermer la plaie, mais le doigt resta livide, raide et sans vie. La large blessure faite par l’opération à l’abdomen, jamais guérie, est toujours enflée et rend du pus.
Le 31 mars 1927, une grave crise l’oblige à s’aliter définitivement : température au-dessous de la normale, perte de connaissance, pulsations faibles et irrégulières, terribles convulsions… A partir d’avril 1927, crises de plus en plus graves et fréquentes. Le 7 avril, le docteur Van Semeren déclara qu’il n’y avait plus rien à faire. Il parla d’une injection de morphine pour calmer la douleur, mais s’en abstint voyant que c’était contraire au désir des religieuses. Le 8 avril, à l’état de moribonde : pouls imperceptible, langue desséchée et fendillée, extrémités froides et décolorées, déglutition impossible depuis 3 jours, odeur infecte se dégageant de son corps.
Depuis l’opération, on avait commencé des neuvaines au Bienheureux de Montfort.
Le 8 avril 1927, fête de Notre-Dame des Douleurs, dernier jour d’une neuvaine pour la malade. La Mère Provinciale des Filles de la Sagesse lui propose d’émettre ses Vœux perpétuels et fait apporter dans la chambre une relique du Bienheureux, la lui donne à baiser et la place sous son oreiller. Puis la Mère Provinciale dit à haute voix : « Bienheureux Père, c’est le dernier appel que nous vous faisons en faveur d’une de vos Filles. Du haut du ciel, daignez la regarder et la guérir ». Puis on récita 3 Ave Maria.
Après cela, la communauté se rendit à la chapelle pour le chemin de croix et la bénédiction du Saint Sacrement. La Mère Provinciale laisse la malade seule quelques minutes pour aller à la Bénédiction du Saint Sacrement. Pendant ce temps, les douleurs deviennent plus fortes et Sœur Gérard murmure : « Si les autres doivent souffrir de ma mort, je veux bien rester sur terre, si c’est la volonté de Dieu ».
Tout à coup, elle voit au pied de son lit comme un nuage d’encens et dans ce nuage la forme très nette de la Très Sainte Vierge qui y brillait ; elle entendit alors clairement une voix qui disait : « Enfant, lequel des deux sera-ce ? » (Elle avait demandé la grâce de guérir ou de mourir).
Tournant la tête du côté droit, elle vit le Bienheureux Louis-Marie près de son lit, en dehors du nuage. Sa figure était très nette ; elle le reconnut tout de suite à l’habit des Pères montfortains qu’il portait  et à ses longs cheveux comme sur ses images. Le Bienheureux lui souriait d’un sourire calme ; elle lui dit : « Père, donnez-moi votre bénédiction ». Avec la relique, elle fit un signe de croix et l’appliqua à l’endroit le plus douloureux. Et elle ferma les yeux. Les rouvrant, elle sentit que la douleur avait disparu et elle était seule.
La Mère Provinciale revenant de la chapelle trouva la malade – qu’elle n’avait quittée que dix minutes – assise sur son lit, priant à haute voix et criant : « Je suis guérie ! Je suis guérie ! » Puis ayant fait le récit de sa guérison, elle s’écria tout-à-coup : « Mon doigt aussi est guéri… regardez, je le plie aussi facilement que les autres doigts… »
Voulant se lever, on la pria d’attendre le médecin pour la constatation légale. On lui donna à boire un bol de lait qu’elle but sans s’arrêter, puis un verre de crème. L’odeur infecte avait disparu. Durant la nuit, la Sœur infirmière constata à plusieurs reprises qu’elle dormait paisiblement. Deux jours plus tard, le 10 avril, Jour des Rameaux, elle assista à la messe solennelle et se tint debout pendant toute la lecture de la Passion.
Le 5 mai, le docteur Van Someren la visita et constata que la plaie de l’opération, qui n’avait jamais été bien cicatrisée, était parfaitement guérie. Le 27 mai 1927, il écrivait : « Le changement subit de l’état de maladie à la santé physique ne fut pas l’œuvre de la nature, mais d’une force travaillant plutôt contre la nature, car selon le cours ordinaire des choses, la Sœur se mourait ; ce changement qu’on peu dire instantané, fut quelque chose d’inattendue… »
Sœur Gérard reprit du poids en peu de temps (12 livres dans les 15 premiers jours). Son appétit est redevenu régulier ; elle se mit à suivre la sainte Règle et à remplir son emploi comme toutes les autres sœurs.
(D’après le Postulateur : Hubert-Marie Gebhard)
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